25 octobre 2026

Il y a un feu allumant, qui reste toujours dans l’état de « être allumant » d’un feu. La conscience est un feu allumé, qui vit d’un feu allumant, perpétuellement allumant. Et l’innocence est aussi un feu allumé. Dans votre chambre intérieure, vous pouvez appuyer tantôt sur le bouton « innocence », tantôt sur le bouton « conscience », les deux sont des feux allumés. A un certain moment, quand votre innocence s’éteint dans la conscience, on s’aperçoit que cette innocence était un feu, car en s’éteignant dans la conscience elle allume la conscience. Et inversement ! Ce qui est souvent négligé, par l’avidité de comprendre, c’est qu’en s’éteignant, le feu de la conscience allume l’innocence. L’innocence est un feu dévorant ! Et les contemplatifs, qui sont dans l’état d’innocence, sont des gens brûlés par l’innocence, par ce feu qui a été allumé, ce feu allumant.

Mounir Hafez 18 septembre 1994