Quelque chose est rempli, qui est la féminité, et quelque chose est un “emplisseur”, qui est la masculinité. Lorsque je sors de moi, lorsque je me dépossède de mon moi, cette force va chercher à se loger quelque part dans le féminin, dans l’éternellement féminin, dans la Sophia ; et va chercher un refuge, un lieu de gestation, comme dans les rapports d’un homme et d’une femme. Notre affaire est une synthèse du vécu de l’homme et de la femme, du Logos et de la terre, de la nature et du divin. Ce n’est pas simplement que nous sommes faits d’énergies, à la suite du Big-bang. Alors, comment faire les premiers pas dans ce travail ? Comment parvenir à la rencontre avec notre Daênâ, avec cette Réalité double, cette Réalité céleste, lumineuse? Eh bien, par une abdication, par une retenue, par une réserve qui permet tout naturellement un don de soi.
Mounir Hafez – 25 février 1987
