Verbatim de la semaine
- 10 mai 2026
La sensibilité brusquement à un certain niveau explore le transcendant et laisse venir à flot quelque chose qui est amour et connaissance en même temps. Je comprends tout, je sens tout. Et puis ça disparaît de nouveau. Mais je l’ai goûté une fois. Et quand je l’ai goûté une fois, rien d’autre n’a de goût que ça.
Mounir Hafez – 14 janvier 1996
Verbatim précédents
-
3 mai 2026
Si votre sensibilité descend plus profondément, elle va rencontrer le transcendant, la toute-puissance, l’autorité centrale. Elle va faire un travail souterrain, un travail intérieur qui ouvre une mémoire et qui explore la transcendance humaine. Donc à partir du moment où elle explore l’objet, où elle le touche, elle va quitter la perception de l’objet sensible
-
26 avril 2026
On ne peut pas toujours supporter de voir ce qui s’est passé dans sa vie. Les arts vous remettent brusquement en contact, en révélant certaines choses, avec ce que vous n’auriez pas supporté autrement. Mounir Hafez – 14 janvier 1996
-
19 avril 2026
Nous sommes très souvent dans des états critiques. Mais nous pensons que c’est parce que « je suis fatigué ou que j’ai mal dormi ». Et nous laissons passer cet état. Or ces états sont des percées, des fenêtres ouvertes sur un au-delà de la personne, un au-delà de la conscience, sur des soubresauts dans l’hominisation, sur
-
12 avril 2026
Vous avez besoin que quelqu’un, un artiste vous montre des choses sculptées ou peintes. Des rapports de couleurs qui vous montrent, par son émotion, une couleur rouge associée à une certaine couleur verte. Cette couleur rouge, chargée de l’émotion de l’artiste créateur descend dans votre corps et fait vibrer le rouge dans des zones où
-
5 avril 2026
On ne peut pas rester sans ancrage quelque part. Or nous avons du mal à lâcher l’ancien ancrage pour nous enraciner dans ce qui est inexistant, imperceptible, presque pas là, comme en suspens. Rien ne s’effondre sans que ne se dévoile l’autre pôle, l’autre point d’existence. La preuve que quelque chose s’effondre, c’est qu’autre chose
-
29 mars 2026
L’étrave d’un navire de haut bord se souligne d’une écume lumineuse, comme pour se différencier de la mer et en même temps de lui-même. Notre propre lumière, si tant est que nous en ayons une, nous différencie à la fois de nous–même et de ce que nous traversons. Mounir Hafez 24 février 1988
-
22 mars 2026
L’être, c’est tous les possibles. L’un des possibles, c’est qu’il n’y ait pas eu cette incarnation. La personne humaine est l’une des possibilités, à laquelle il manque sa virtualité, que : « Je ne suis pas incarné », que mon incarnation est faite pour masquer ma non-incarnation. Quelque part, je ne suis pas né. Il s’agit de retrouver
-
15 mars 2026
Dois-je défendre ma vie ou la vie ? « Mais la vie est impersonnelle ! » Non ! Je suis traversé par la vie et j’ai à ajouter quelque chose, et non pas prendre la vie. Je dois donner ce que je suis seul à pouvoir fabriquer. L’humain est le seul à pouvoir fabriquer une matière, une réalité qui permet
-
8 mars 2026
Il y a une préparation pour une transmutation de la matière, avec comme point de départ la libération de l’âme de ses liens, des passions qui l’oppriment, l’oppressent et l’empêchent de se libérer d’elle-même. Nous avons des barrages affectifs, des barrages émotionnels qui empêchent la libre circulation d’une énergie érectrice, d’une énergie qui est comme
-
1 mars 2026
Dans la pensée, dans le langage, dans le rapport avec les choses, il y a un rapport symbolique, un rapport imaginaire, un rapport réel et un rapport vivant. Le symbolique est l’apparition de quelque chose d’artificiel qui est plus vrai que la réalité, plus vrai que le vivant. D’où l’importance, pour scruter le vivant, de
