« Peindre, c’est tendre vers un point qu’on ne peut pas tenir ! » Tout mon être est comme aspiré par un point, vers un point, vers une situation, un état de conscience que je ne peux pas tenir, maintenir, dont la saisie est son dessaisissement-même, dont la saisie est son échappement à ma saisie. C’est pourtant cela qui m’oriente. L’enfant devant le miroir essaye de saisir lui-même dans son image, et dans le moment où il se saisit lui-même dans son image, il perd et l’image et lui-même.
Mounir Hafez 30 janvier 1990
